L'Agriculture au Québec sous toutes ses formes !
 
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 Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...

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Stephane



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MessageSujet: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Sam 24 Juil - 9:20

Les producteurs industriels de poulets nous disent qu'il est très difficile de produire un poulet de meilleure qualité et que les consommateurs qui leur demandent de produire une viande sans antibiotiques et sans additifs animals ne les "comprennent pas".
Ca semble pourtant être le contraire. Ces compagnies prétendent décider ce que nous devons manger?
C'est au client de décider ce qu'il veut bien acheter non?
Il y a plusieurs années, quand il a été temps d'éliminer les hormones de croissance des élevages, les même menaces vides ont été faites et pourtant, il est maintenant illégal d'en donner aux animaux a viande. Pourquoi est-ce que ce serait différent cette fois-ci?
J'admire grandement les producteurs agricoles mais j'ai beaucoup de difficulté avec ces industriels qui prétendent nous dire ce que nous devons manger.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-federales-2009/enjeux/201007/23/01-4300914-lagriculture-au-quebec-la-grande-mesentente.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1
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Kalina



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Sam 24 Juil - 11:22

Il y a déjà des producteurs qui produisent des poulets végétariens et des poulets sans antibiotiques. Des porcs sans antibiotiques et des boeufs bios.

Le consommateur qui veut ça et qui n'est pas capable d'en trouver n'a pas cherché aux bons endroits.


Dernière édition par Kalina le Dim 25 Juil - 19:15, édité 1 fois
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Stephane



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Sam 24 Juil - 12:57

Kalina a écrit:
Il y a déjà des producteurs qui produisent des poulets végératiens et des poulets sans antibiotiques. Des porcs sans antibiotiques et des boeufs bios.

Le consommateur qui veut ça et qui n'est pas capable d'en trouver n'a pas cherché aux bons endroits.

Je sais ca Kalina, et ce marché est en expansion car c'est ce que veulent de plus en plus les gens. As-tu lu l'article? Ce n'est pas que ces produits ne sont pas disponibles mais bien que les producteurs industriels ne veulent pas, eux, changer. Ils prétendent que les gens ne veulent pas payer mais, si c'était vrai, comment se fait-il que les marchés de niche, offrant ces produits sont en augmentation?
Je crois que c'est plutot la résistance au changement qui les mène que la réalité. Il y a aussi les intermédiaires qui demandent de meilleurs prix mais eux aussi sont dans la boucle, ils devraient peut-être mieux écouter ceux qui les font vivre Smile
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pepelepepe



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Sam 24 Juil - 20:29

Le consommateur est roi, nous dit la maxime. Est-ce le cas dans l'ensemble des sphères d'activité économique humaine?

Je préfèrerais acheter de l'énergie propre, renouvellable, dont l'extraction a peu d'impacts négatifs sur l'environnement. Malgré tout je dois me contenter de ce qu'on m'offre. Je ne serais pas surpris que mon véhicule roule avec du pétrole provenant des sables bitumineux d'Alberta.

J'aimerais bien que les files d'attente soient moins longues dans les hôpitaux. Mais il semble que c'est impossible.

À Montréal, je m'attends à être servi en français. Dans plusieurs commerces, ça semble pas être important.

J'aimerais bien avoir le sentiment que le Gouvernement québécois fait sa part dans la gestion responsable des ressources financières du Québec. Quand il coupe dans les programmes de sécurité du revenu des agriculteurs et qu'il impose des contraintes folles (éliminer 25% des fermes les moins efficaces dans le calcul des coûts de production), j'aimerais assez beaucoup qu'il prenne la même approche dans sa gestion quotidienne des affaires publiques (voir les dépenses hebdomadaires souvent irresponsables publiées dans le Journal de Montréal). Je sais pas pourquoi j'ai l'impression d'avoir été victime de fausse représentation de la part de l'élite politique de nos bons Gouvernements (ça s'applique aussi au Gouvernement fédéral qui continue à poursuivre ses invasions irresponsables et coûteuses dans des champs exclusifs de compétence provinciale).

J'aimerais bien que mes fournisseurs de pièces d'équipement maintiennent un ensemble correct de pièces pour me dépanner rapidement en cas de bris pendant les semences ou les récoltes. Mais on est à l'époque des inventaires serrés ou du prêt à commander. Alors attend 2, 3 ,ou 4 jours que ta pièce arrive. Ou garde en une dans tes propres inventaires. Vis avec cette situation puisque tous les fournisseurs le font.

J'aimerais bien aussi obtenir au moins le coût de production pour la vente de ma tonne de maïs au Québec. Trop d'offres de ce produit sur le marché mondial en 2010, nous dit-on. C'est pourquoi, en ce vendredi 23 juillet, malgré une production de maïs insuffisante pour répondre aux besoins des éleveurs québécois en 2010, la tonne de maïs ayant coûté 210$ à produire se détaille 145$ même si la valeur de remplacement pour du maïs ontarien ou américain est de 173$ la tonne. Et puis avec les mesures de resserrement, soit ce sont les éleveurs qui se placent en difficulté, ou leurs fournisseurs d'aliments. Alors prends ce qu'on te donne ou prends ton trou. Est-on surpris dans ce contexte que ces producteurs se tournent vers le maïs-éthanol pour limiter leurs pertes (157-158 $ la tonne) ?

Il y en a qui sont prêts à débourser plus pour un produit de niche, mais ça reste encore l'exception. Quand tu peux avoir du maïs pour 145$, es-tu prêt à payer 450$ et plus pour du maïs bio pour nourrir tes animaux??? Et conséquemment, est-ce que les consommateurs choisiront de manière massive les produits qui coûtent deux, trois ou quatre fois plus qu'un autre???

Quand tu peux acheter des produits extérieurs moins cher, est-ce que les consommateurs québécois achètent local plus cher ou étranger moins cher? Il répondent "Made in China" ou "Made in India" en grande majorité. C'est vrai dans la plupart des domaines et en agriculture aussi. D'ailleurs l'autosuffisance alimentaire au Québec n'est-elle pas rendue à un niveau de 55% aujourd'hui du fait des bas prix des produits alimentaires étrangers? Et ce malgré la présence de marchés hautement contrôlés et contingentés dans le lait, les oeufs et la volaille qui limitent grandement l'entrée au Canada de ces produits en provenance de d'autres pays. Où en serait le degré d'autosuffisance alimentaire s'il n'existait pas des barrières tarifaires importantes dans ces trois productions agricoles???

De plus, il y a de moins en moins de producteurs qui acceptent la vie monastérienne pour eux et leur famille. Si ça fait pas dans ce domaine, ils vendront et s'en iront travailler comme chauffeur d'autobus à la STCM, ou comme débardeur au port de Montréal pour des salaires dépassant les 100 000 dollars annuellement (exemples médiatisés de démesure). Le phénomène ira en s'accentuant à mesure que les "baby-boomers" se retirent du marché de l'emploi, et qu'une rareté de la main d'oeuvre s'installe au Québec (et ailleurs dans les pays dits développés).

Il y a d'autre chose à faire que de l'agriculture dans la vie, et bien des jeunes hommes et jeunes femmes l'ont compris. Cette année ils ne seront que 850 préparés dans les institutions d'enseignement agricole à prendre la relève au Québec . Il en aurait fallu au moins 1100 pour répondre aux besoins minimaux du secteur. L'agriculture offre tellement d'opportunités de réalisation de soi et des perspectives économiques fascinantes qu'elle n'a plus la capacité de concurrencer les autres secteurs d'activité économique et d'attirer de la main d'oeuvre qualifiée. Alors doublons les exigences et les contraintes de toutes sortes de manière à bien écoeurer ceux qui restent.

Il y en a encore qui prennent les hommes et les femmes qui travaillent en agriculture pour des démeurés qui n'ont qu'à se plier à leurs caprices du moment. Mais les demeurés n'acceptent plus n'importe quelles demandes qui les appauvriront ou les asserviront encore plus.


Pépé Lepépé


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Stephane



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Sam 24 Juil - 22:46

Personne ici ne parle de demeurés Pépé, seulement, je vois bien que tu travailles en fou, que d'autres travaillent en fous aussi, mais quand je vois qu'il y a une possibilité, un marché, qu'il est en expansion, et qu'on me dit "non, il n'est pas rentable", alors je ne comprend pas.
Je ne parle pas de maïs mais plutot de poulets, d'une production contingentée ou ce ne sont pas des cultivateurs qui détiennent la majorité des poulaillers, mais bien des groupes d'investisseurs qui les font gérer et opérer par des employés. Si c'était si peu rentable que ces productions, pourquoi y a-t-il des groupes qui y investissent?
Je comprend que les cultivateurs travaillent énormément et n'ont pas l'impression d'être appréciés mais, quand je me fais offrir un produit, en effet je vais prendre le moins cher pour une qualité équivalente! Quand on parle de poulet de qualité, alors on ne parle surement pas de cette viande insipide qu'on retrouve en épicerie et qui vient pourtant du Quebec! Pourtant, c'est délicieux du poulet et ca goute quelque chose sans avoir besoin de l'épicer pour ca! Seulement, c'est vrai quand il a été élevé de meilleure facon!
Et on dit toujours que "le consommateur ne veut pas payer plus cher" mais on ne lui offre pas quelque chose qui VAUT plus cher!! Moi me faire dire que le poulet nourri au grain de mon voisin est meilleur que celui qui a été élevé de la même facon en ontario PARCE QU'IL EST DE PLUS PRÈS, je n'achète pas! Il faut que ce poulet soit vraiment différent pour que je veuille l'acheter et surtout, payer plus cher!
Je suis un consommateur et moi non plus je ne suis pas demeuré, c'est pas "parce que ca vient du Quebec" que c'est meilleur, c'est parce que ca a été produit de meilleure facon!

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Stephane Deshaies
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Kalina



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Dim 25 Juil - 19:23

Bon je pense que Pépé a pas mal tout dit sur le fait que la majorité des Québécois veulent du beau, bon, pas cher.

Puis à mon avis c'est juste correct que les industriels se concentrent sur les produits réguliers pas cher, comme ça ils laissent toute la place aux petits marchés de niche qui empochent tous les profits provenant de la vente de leurs produits, plutôt que de les vendre à des prix ridicules à des transformateurs qui empocheraient tous les profits.
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pepelepepe



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Dim 25 Juil - 23:17

Stephane, si tu prends deux poulets qui ont été élevés de la même manière, mais que l'un a reçu des antibiotiques et l'autre pas, si personne ne te prévient, serais-tu capable de différencier lequel est lequel? Ça ressemble beaucoup au test des bières. Entre deux bières, laquelle est une Labatt et laquelle est une Molson? Se pourrait-il que le taux de réussite avoisine les 50%. Le hasard du lancer d'une pièce de monnaie ferait aussi bien les choses.

Si Les Rôtisseries St-Hubert pensent à exiger des poulets sans antibiotiques, j'imagine qu'ils sont prêts à payer pour les charges additionnelles réelles des producteurs de volailles. Vu la manière dont la population en général évalue l'utilisation de médicaments sur les animaux (si les animaux ont été élevés aux antibiotiques, c'est assuré qu'il y aura des répercussions sur la qualité de la viande et chez l'humain qui la consomme), la publicité autour de ce produit de consommation courante libre des satanés et honnis antibiotiques devrait faire le reste et apporter à cette entreprise un achalandage stable ou en augmentation.

Mais est-ce que le goût et l'inocuité du poulet s'est améliorée? J'en doute. On pourrait comparer le résultat à celui d'un placebo ou la résultante la plus positive obtenue tient beaucoup plus aux perceptions sur la valeur du produit qu'à d'autre chose de vraiment réel.

Maintenant est-ce que les autres acheteurs de volailles par un effet d'entraînement exigeront un produit sans antibiotiques et accepteront de payer les frais supplémentaires? C'est loin d'être sûr.

Il n'y a pas que des grands groupes d'investisseurs dans le domaine de la production de volailles, loin s'en faut. Beaucoup de producteurs y ont investis leur chemise pour rencontrer les exigences canadiennes de salubrité et monter une entreprise rentable. Ces exigences de salubrité sont parmi les plus sévères au monde. Toutes les installations que j'ai visitées étaient propres, fonctionnelles et respectaient les normes d'élevage dans le domaine.

Certains consommateurs aimeraient voir ces installations complètement modifiées pour se rapprocher plus d'élevages à petite échelle qui, selon eux, sont plus respectueuses du rythme de croissance de l'animal et produit une viande plus savoureuse.

De un, quelle que soit le goût de la viande, ces consommateurs pointilleux trouveront toujours quelque chose à redire sur la qualité de cette viande si elle provient d'un complexe de production qui se rapproche de quelque chose d'industriel et profitable. Dans l'esprit de ceux-ci, la notion de grosse entreprise réfère encore à ceux de pollution, de souffrances des animaux, de produits de masse de peu de qualité, de voracité de méchants capitalistes. Dans de tels cas, cette viande sera toujours suspecte.

De deux, ces consommateurs n'aiment pas au départ l'idée que l'animal soit vu comme une marchandise. Ils sont nostalgiques de l'idée qu'ils se font du producteur gentil et affable qui nourrit et s'occupe de ses animaux peu nombreux avec amour... et avec les moyens du bord. Selon eux, la viande sera toujours meilleure si elle provient d'une petite entreprise. Ils souhaitent un retour à une production artisanale. Des installations modernes et à la pointe de la technologie ne les satisferont jamais si elles sont vues comme industrielles.

De trois, beaucoup d'individus aiment cette sensation de se sentir libre. Libre par rapport aux obligations de la vie en société, libre par rapport aux contraintes de la société de consommation. Ces individus aiment remettre en question tout ce qui est. Les raisons sont justifiées quelquefois, elles sont douteuses d'autre fois.

Albert Jacquard écrivait à propos de cette liberté: la liberté n'est pas la possibilité de réaliser tous ses caprices ; elle est la possibilité de participer à la définition des contraintes qui s'imposeront à tous. (Extrait de Petite Philosophie à l'usage des non-philosophes) En conjonction avec cette définition de ce qu'est un secteur de consommation de Kenneth Chang: un marché est la combinaison des comportements de milliers de personnes répondant aux informations, à la désinformation et à leurs caprices, se pourrait-il que plusieurs individus se servent de la désinformation pour réaliser leurs caprices, et se sentir ainsi plus libres, libres de définir à quelles contraintes ils accepteront d'être assujettis???

Alors je le redis, est-ce que tous les producteurs doivent accepter ces nouvelles exigences venant de personnes qui ne poursuivent d'autres buts que de remettre en question les façons de faire industrielles et qui ne seront jamais satisfaites qu'elles que soient les contraintes? On est loin ici de discuter sur la qualité de la viande de volailles. Même quand le producteur sera devenu pauvre et esclave de son travail pour répondre aux demandes du moment de consommateurs vertueux, ceux-ci trouveront toujours à redire si le nouveau mode de production est devenu la nouvelle contrainte qui s'impose. Y aurait-il dans la population des individus qui sont en fait d'éternels insatisfaits?


Pépé Lepépé
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Stephane



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Lun 26 Juil - 9:23

Pépé, non, je ne pourrais pas distinguer un poulet qui a consommé des antibios d'un qui n'en a pas consommé. Quoique, comme la croissance est accélérée et qu'il est alors tué plus jeune, peut-être, je ne saurais l'affirmer. Mais que je sois capable ou pas de le distinguer n'empêche pas que ca ne rend pas l'utilisation d'antibiotiques pour accélérer la croissance plus légitime et sans danger. Ca ne rend pas non plus mon choix de consommer de meilleures viandes moins correcte sous prétexte que ce n'est pas ce que veulent les industriels!

De plus en plus de bactéries profitent d'ailleurs de ces antibiotiques peu potents pour développer des souches résistantes aux antibios. C'est un fait, pas une lubie de "greenpeace".

Je consomme les animaux sans problème mais je suis de ceux qui ne considèrent pas les animaux comme des marchandises inertes tant qu'ils sont vivants et je ne me considère pas l'exception.

Je crois sincèrement, et par expérience empirique, qu'un animal bien élevé avec des conditions plus normales que les minimum requis, et qui va dehors, produit une viande de bien meilleur gout et de plus haute qualité.

J'ai aussi visité des poulaillers commerciaux (pas beaucoup car ils appliquent des normes de biosécurité et restreignent les visites) et c'est vrai que c'est propre et habituellement bien ventilé mais ca ne rend pas la viande produite meilleure. J'ai une amie qui est une éleveure de poulets, elle a un quota mais ca ne l'empêche pas d'élever des animaux de bonne qualité.

Essaie même simplement de gouter des oeufs de poules qui vont dehors dans des parcours herbeux ou qui sont en liberté, et des oeufs de poules produits dans des conditions industrielles (peu importe si ce sont des "free roaming" ou des "free run" si ce sont des productions industrielles). Tu verras rapidement la différence de gout! Je la vois très bien avec mes oeufs tu sais.

Je ne dis pas que toutes les industries doivent disparaitre, simplement, qu'on ne cherche pas a me faire croire que leurs produits sont de qualité même proche des animaux produits dans des conditions plus proches de ce qu'elles devraient être... Tant qu'a produire du poulet dans ces conditions, pourquoi ne cultiverions nous pas simplement des cellules musculaires dans des pétris? Ce serait bien mieux non? La viande serait stérile et sans gout aucun, facile a conditionner et sans perte a cause des carcasses? On pourrait appeler les industriels qui la produiraient des "agriculteurs" non?
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pepelepepe



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Lun 26 Juil - 17:01

Ça semble être une question de goût. Dimanche j'ai mangé un poulet grillé acheté chez Metro, et je sais pas si c'est parce que je suis pas difficile, mais j'ai trouvé cette viande très bonne. Alors pourquoi j'irais payer un poulet bio 2 fois le prix si je suis satisfait de ce qu'on m'offre comme produit. En autant qu'on me certifie que la viande est salubre et qu'elle garde le goût qu'elle a présentement, dans mon cas je suis pleinement satisfait.

Ceci étant dit, si des personnes pensent à leur santé, et préfèrent consommer du tofu plutôt que de la viande d'animaux, en tant que producteur de soya de consommation humaine, c'est pas moi qui vais m'opposer, au contraire. D'ailleurs j'ai remplacé mon lait de vache par du lait de soya depuis plusieurs années et je ne m'en porte pas plus mal depuis.


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Stephane



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Lun 26 Juil - 18:59

Tu remarqueras que je ne met pas en parallèle "bio" et conventionnel mais bien industriel et non-industriel. Il y a une grande différence. Tu vois, moi personnellement, ayant eu la chance de travailler en biologie et d'encore cotoyer des biologistes qui ont de meilleures connaissances que moi, je sais que le maïs OGM n'est pas un problème pour la santé, que, si on le cultive de la même manière qu'un autre maïs, le grain n'en est pas du tout différent. Je n'ai donc pas de problème avec le grain non bio et ne crois pas nécessairement que ca change grand chose (attention, le bio me plait surtout parce qu'il semble mieux respecter notre santé globale a long terme et surtout, qu'il évite une grande quantité de pesticides et d'herbicides très dommageables pour l'environnement) Je ne parle donc pas de poulet bio qui coute en effet 2 fois plus cher et, s'il est élevé de facon industrielle, n'est pas non plus très très gouteux.
Si jamais l'occasion se présente, je te ferai gouter du poulet élevé dehors et mangeant une alimentation variée et riche, en parallèle avec un poulet qui ne goute rien de l'épicerie, tu verras qu'il y a une grande différence. Attention encore une fois!, je ne parle pas de "poulet de grain" élevé a l'intérieur sans sortir dehors librement, il n'est pas différent du poulet d'épicerie, je parle de poulet élevé dehors et ayant accès a un paturage tout l'été.

Maintenant, si tu es heureux avec le poulet "qui ne coute pas cher" de l'épicerie, tant mieux, ca te permettra de ne pas trop dépenser. Ce n'est pas mon cas malheureusement.
Je ne mange pas de tofu, ou très peu, il n'est pas meilleur pour la santé que la viande quand a moi, c'est un produit transformé.

De toute manière, je vais continuer a acheter le grain que tu fais pousser pour nourrir mes volailles mais je m'assurerai qu'elles ont aussi beaucoup d'autres nourritures pour compléter leur alimentation.

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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Mar 27 Juil - 16:00

C'est sûr que si tu m'offres un repas de viandes avec une bonne bouteille de vin choisie pour la circonstance, c'est très possible que je trouve la viande meilleure. Le vin y serait-il pour quelque chose?

Fais-toi en pas avec le tofu, Stephane, je n'en mange pas moi-même. Mais peut-être y a-t-il eu des développements intéressants dans ce domaine. Je me propose de faire quelques essais prochainement par curiosité.

Par exemple, j'ai essayé plusieurs sortes de lait de soya avant d'en trouver un à mon goût. D'ailleurs si tu trouves la viande de poulet en épicerie insipide, goûte à du lait de soya. Il y en a plusieurs qui sont vraiment imbuvables. Mais par chance, certaines recettes sont très bonnes. Et en plus c'est assez intéressant de lire les ingrédients sur la boîte de 2 litres. Tu as l'impression d'avoir bu quelque chose de positif pour ton organisme sans problématique de gras animal et de cholestérol.

Enfin chacun ses choix. Tant qu'il y a panoplie de possibiltés de bien se rassasier.

Présentement, il y en a pour tous les portefeuilles et tous les goûts. Malgré que la concentration du détail de l'alimentation entre trois paires de mains (Metro, Loblaws et Sobey's, 80% de l'offre totale alimentaire au Québec, sans parler des parts de marché des Wal-Mart, Costco, Couche-Tard, les pharmacies, ect) tant à uniformiser le type d'aliments offerts, et à limiter le nombre de producteurs locaux qui ont accès aux tablettes des supermarchés. Peut-être que cet aspect a aussi à voir avec le type de production à bas coûts exigés par ces chaînes d'alimentation pour avoir accès à leurs magasins.


Pépé Lepépé
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Stephane



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Mar 27 Juil - 21:50

Pépé, sans une bonne bouteille (au moins) un repas ne vaut presque pas la peine d'être partagé!!!LOLL

J'ai gouté au lait de soya, a plusieurs mais je n'en ai effectivement pas trouvés qui me plaisent. Comme je ne digère pas bien le lactose, c'aurait pourtant été une bonne solution mais bon, je me contente de boire un peu de lait dans mon café....
Le tofu c'est bon, c'est simplement un produit préparé. Il y en a de meilleurs que d'autres.
J'utilise parfois le tofu ferme dans certaines fricassées et d'autres plats cuisinés, ca fait changement et c'est bon si tu utilises les bonnes épices (ca ne goute rien a soi)

C'est important qu'il y ait une bonne panoplie de choix et c'est ce que j'essaie d'encourager quand j'le peux:)

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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Jeu 29 Juil - 0:57

Je me rends justement chez un bon ami de Cap de la Madeleine en fin de semaine. Au menu, une bonne fondue. Qu'est-ce que serait une fondue sans quelques bouteilles de vin rouge? Auriez-vous une suggestion quant à un vin bien assorti pour de la viande de fondue?


Pépé Lepépé
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Stephane



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Jeu 29 Juil - 11:40

Regardes du côté des australiens, ils sont souvent assez rudes et se prêtent bien, pour moi, avec la fondue chinoise. Un Cabernet sauvignon, un Sirah, etc...

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Kalina



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MessageSujet: Re: Impossible...le client n'est pas roi, en agriculture...   Mar 3 Aoû - 20:39

Juste comme ça, je tiens à préciser les antibiotiques n'accélèrent pas la croissance d'aucun animal, ils permettent simplement de prévenir les maladies, étant donné que de ressembler plusieurs animaux soumis à un stress ensembles dans un petit espace augmente énormément les risques de maladies. Personnellement je serais très satisfaite d'un élevage utilisant les antibiotiques seulement en cas de besoin, mais ce n'est pas possible de mettre un label pour ce genre d'élevage "logique".
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