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 Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?

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pepelepepe



Masculin
Localisation: Vallée du Richelieu
Date d'inscription: 01/03/2010

MessageSujet: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Sam 20 Mar 2010, 6:27 pm

Les sources d'énergies fossiles s'épuisent. Dans moins de 100 ans elles seront insuffisantes à répondre aux besoins en énergies de la planète. Plusieurs associations d'aide aux démunis voient dans les énergies vertes une chance pour les plus pauvres de la planète de donner une plus-value à leurs productions agricoles, et peut-être de sortir de leur état chronique de pauvreté. Car n'oublions pas que 75% des pauvres de La Terre sont des ruraux.

Au Québec, on parle dèjà de production d'éthanol de deuxième génération, produite à partir de la cellulose des déchets agricoles et de foresterie, ou de plantes développées dans ce sens (saules, millet perlé, panique érigée, etc...). La production d'éthanol à partir du maïs-grain y a mauvaise presse. À ce point que le gouvernement du Québec a bloqué la possibilité de l'apparition de tout nouveau projet d'établissement d'une usine de production d'éthanol à base de maïs-grain depuis Varennes.

Plusieurs intervenants, lesquels ont tout fait pour empêcher la construction d'une usine de production d'éthanol à Varennes, aimeraient voir cette dernière cesser ses activités éventuellement. C'est le cas de l'AQINAC (Association québécoise des industries de nutrition animale et ceréalière) qui voit d'un mauvais oeil de ne plus avoir le contrôle de la commercialisation de la totalité du maïs-grain au Québec. Plusieurs propriétaires d'entreprise(s) de production animale n'apprécient pas l'apparition de cette usine. Pour ces derniers, la production d'éthanol est responsable de la hausse de prix importante du maïs-grain, un élément de base dans l'alimentation de leurs animaux. Le nouveau coût d'achat de cet intrant fait la différence entre la profitabilité passée et la détérioration actuelle de celle-ci. Enfin les environnementalistes québécois ont pourfendé cette production à ce point, qu'ils préféraient encore mieux l'importation de produits pétroliers des sables bitumineux de l'Alberta que de voir le développement de la filière éthanol à base de maïs-grain au Québec. Pour eux, en plus de la pollution locale, l'emploi de terres agricoles à des fins énergétiques plutôt qu'alimentaires est un non sens et fera grimper le prix du panier d'épicerie des Québécois.

En Ontario, les plans des prochaines usines d'éthanol sont déjà prêts. Le gouvernement de l'Ontario consent des aides importantes à tout nouveau soumissionnaire d'un projet de construction d'une usine d'éthanol. Sept usines y sont déjà opérationnelles, dont celle de Johnstown près des frontières du Québec et d'autres sont à venir.

Pendant ce temps, au Québec et ailleurs dans le monde, les recherches d'une alternative aux énergies fossiles va bon train. Au Québec, on parle d'usines de production d'éthanol à partir de déchets agricoles et de foresterie, de méthanisation des déchets des centres d'enfouissement, tel Rivière-du-Loup ou les 5 centres prévus dans la grande région de Montréal, de l'approche originale d'Enerkem en Estrie, et ainsi de suite. Le temps presse, 5% du contenu des essences devra provenir des énergies renouvellables en 2012 au Canada. On parle de 450 millions de litres au Québec, trois fois la production de l'usine de Greenfield Ethanol à Varennes.

Dans votre cas, quelles sont vos perceptions des enjeux de ce dossier? Est-ce que la production d'éthanol-maïs vous affectent? Utilisez-vous ou pensez-vous éventuellement utiliser ces énergies? Avez-vous des interrogations en rapport avec cette problématique?

Voici un raccourci situant l'emplacement des différentes usines de production d'éthanol en Amérique du Nord (Canada & États-Unis):

http://www.ethanolproducer.com/plantmap/

Bon forum. Pépé Lepépé (pepelepepe).


Dernière édition par pepelepepe le Mar 10 Aoû 2010, 10:05 pm, édité 1 fois
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sue



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Localisation: bois franc
Date d'inscription: 13/01/2010

MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Dim 21 Mar 2010, 7:05 am

il y a des terres en friches on pourait semer ou planter des saules ou panic ou autres pour faire de l ethanol et laisser les mais pour nourrir les animaux et les humains
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Stephane



Localisation: Cantons de l'Est
Date d'inscription: 04/02/2010

MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Dim 21 Mar 2010, 10:23 am

Je suis d'accord pour planifier mais, de paniquer aujourd'hui pour produire des énergies très peu écologiques avec des plantes n'est pas une solution intelligente d'après moi.
Surtout qu'il existe plusieurs solutions bien moins dommageables pour notre environnement et qui n'entreront pas en conflit avec notre alimentation. C'est le cas de l'hydroélectricité, de l'éolien, de l'énergie solaire, etc...
Je crois sincèrement qu'on erre en voulant a tout prix développer une énergie a base de mais. Surtout que cette culture est une des pires pour notre environnement!
Il est plus que temps qu'on prenne le temps de penser avant d'agir.
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Charo



Masculin
Localisation: Centre-du-Québec
Date d'inscription: 13/04/2009

MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Dim 21 Mar 2010, 12:41 pm

Ça fait quelques années que nos tracteurs fonctionnent au bio-diésel de Sonic à 5%. C'est pas beaucoup mais c'est un début. Les MRS et autres résidus des abattoirs ainsi que les carcasses d'animaux morts auraient du être transformés en diésel bien avant les années 2000, la crise de la vache folle n'aurait peut-être pas eu lieu. Je ne sais pas si la technologie existait ou si elle existe même aujourd'hui, mais avec tout l'argent qui s'est perdu, je pense que l'investissement en aurait valu la peine. L'éthanol avec le maïs était une bonne idée au départ quand il y avait surproduction de maïs et que les prix étaient très bas, mais en 2008 les réservent ont baissé et le prix du maïs a monté. Donc les producteurs ont semé plus de maïs pour faire de l'éthanol ce qui est un non-sens selon moi. Mais je suis bien conscient qu'une fois lancé une usine d'éthanol avec subventions et investissements doit produire. Nos gouvernements font-ils les bons choix?
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pepelepepe



Masculin
Localisation: Vallée du Richelieu
Date d'inscription: 01/03/2010

MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Lun 22 Mar 2010, 6:43 pm

Je parlais à un vieil agriculteur de ma municipalité que notre soya servait en partie à produire du bio-diesel pour nos tracteurs. Lui, il voyait dans cette pratique un juste retour des choses, dans le sens qu'une partie de l'avoine produite dans son temps servait à alimenter les chevaux, les tracteurs d'antan.

D'ailleurs, il s'est donné un colloque d'information sur un site de John Deere et de Pioneer Hi-Bred en 2007 sur la disponibilité de petites usines de première transformation du soya(env. 10 000$) qu'on pouvait installer à la ferme. Une transformation complète pouvait coûter 40 000 dollars. C'est sûr qu'avec un baril de pétrole à 150$ comme en 2009, il pourrait être avantageux de penser à un tel système en l'amortissant par la consommation de plusieurs voisins-investisseurs.
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pepelepepe



Masculin
Localisation: Vallée du Richelieu
Date d'inscription: 01/03/2010

MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Lun 22 Mar 2010, 10:53 pm

L'avenir en bio-carburants, la filière cellulosique. Voici l'entrée en matière d'un article récent sur l'état de la recherche dans ce domaine.

Citation:


Le 2 mars 2010 à 10h31

Biocarburant : un nouveau procédé plus efficace et plus vert

Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences

Pour produire du biocarburant sans réduire la production alimentaire, une filière intéressante est celle des déchets agricoles. Des scientifiques américains viennent d’élaborer un nouveau procédé capable de les transformer en carburant, tout en améliorant le bilan carbone de cette filière.



ici le raccourci pour en savoir plus sur ce procédé. Attention, article très technique:

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/biocarburant-un-nouveau-procede-plus-efficace-et-plus-vert_22813/

et le raccourci de ce site concernant les énergies renouvelables:

http://www.futura-sciences.com/fr/environnement/focus/energies-renouvelables/

Bonne lecture. Pépé Lepépé (pepelepepe)
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pepelepepe



Masculin
Localisation: Vallée du Richelieu
Date d'inscription: 01/03/2010

MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Mer 24 Mar 2010, 2:56 am

Charo a écrit:

Citation:
Ça fait quelques années que nos tracteurs fonctionnent au bio-diésel de Sonic à 5%. C'est pas beaucoup mais c'est un début. Les MRS et autres résidus des abattoirs ainsi que les carcasses d'animaux morts auraient du être transformés en diésel bien avant les années 2000, la crise de la vache folle n'aurait peut-être pas eu lieu. Je ne sais pas si la technologie existait ou si elle existe même aujourd'hui, mais avec tout l'argent qui s'est perdu, je pense que l'investissement en aurait valu la peine...


Je me demande si la transformation des déchets d'animaux et des humains pourra servir bien longtemps encore à faire avancer nos voitures. Ce questionnement me vient à la suite d'un article publié sur le site de laterre.ca en date d'aujourd'hui. Voyez plutôt:

Citation:


Pénurie mondiale de phosphore appréhendée

laterre.ca 23 mars 2010


La pollution liée au phosphore pourrait bien devenir un mauvais souvenir pour les agriculteurs lorsque la production mondiale de ce fertilisant de base commencera à diminuer d’ici environ 20 ans.

En effet, le groupe de défense de l’environnement International Institute of Sustainable Development (IISD) a publié une étude qui montre que le monde risque d’être confronté à une pénurie de phosphore qui menace la pérennité de l’approvisionnement alimentaire mondial. Dans un tel contexte, tous les moyens seront bons pour récupérer au maximum le phosphore issu des élevages puisque le prix justifiera l’installation de systèmes de traitement des fumiers.

Le phosphore est un élément non renouvelable provenant de mines de phosphate. Or, les mines disposant de filons faciles d’accès s’épuisent peu à peu. Un peu comme pour le pétrole, on risque donc de se retrouver d’ici quelques décennies au moment où la production mondiale de phosphore va plafonner pour ensuite commencer à régresser. Dans un tel contexte, alors que la demande des pays en développement augmente, il deviendra plus difficile de cultiver tout ce qu’il faut pour nourrir une population mondiale en croissance. Le prix du phosphore risque en effet d’augmenter de façon constante à mesure que le déséquilibre entre l’offre et la demande se creusera.

Dans ce contexte, l’IISD met donc en garde contre une mauvaise utilisation du phosphore qui demeure disponible et qui peut être en excès sur certaines terres. Il contribue alors à l’eutrophisation des cours d’eau. Selon l’étude, une fois dans l’eau le phosphore peut prendre des millions d’années à se minéraliser de nouveau.

Le recyclage des éléments fertilisants deviendra donc un incontournable dans le futur. L’IISD estime donc que le manque de phosphore est une bonne nouvelle du point de vue de la qualité de l’eau dans le futur. Même le traitement des eaux usées des villes pourrait devenir plus rentable en recyclant des éléments présents qui peuvent être transformés en phosphore.

De grandes entreprises travaillent par ailleurs à développer des variétés de plantes qui assimilent les fertilisants de façon plus efficace. D’autres techniques, comme celle des engrais verts, deviendront sans doute plus importantes.

Notons que la potasse, qui provient des mines, et l’azote, fabriqué avec du gaz naturel, risquent également de venir à manquer à plus long terme. L’engrais minéral sous sa forme actuelle est donc une ressource qui va finir par s’épuiser



Alors nous avons d'un côté l'éthanol à base de maïs (et les autres biocarburants conçus à partir de plantes ou de leurs fruits) dont les prix influencent les producteurs à utiliser leurs terres à des fins énergétiques plutôt qu'alimentaires, et de l'autre côté les produits énergétiques tels le méthane, l'éthanol cellulosique, etc..., qui entreront en compétition avec les matières fertilisantes pour l'utilisation des déchets humains et de leurs composés. Les consommateurs brandissent la priorité de la faim, et de sa corollaire la vie, pour infléchir les gouvernements à ne pas permettre la construction d'usine d'éthanol à base de maïs-grain. Les céréaliculteurs feront valoir à leur tour l'importance prioritaire de l'utilisation des composés fertilisants des boues d'épuration, des lisiers, des fumiers et des déchets d'animaux, dans la croissance de ces mêmes plantes qui serviront éventuellement à l'alimentation animale et humaine.

Pour bien comprendre la problématique, décrivons-la en simplifiant la dynamique qui la soutient. Ainsi les consommateurs outrés de voir le prix de leur panier d'épicerie monté demandent au gouvernement de bannir l'utilisation de l'éthanol à base de maïs, grand responsable de la hausse des prix des aliments. En effet, ceux qui utilisent des transports sont plus fortunés en moyenne que l'ensemble de la population qui a l'obligation de se nourrir. Ils seront toujours plus disposés à payer des prix élevés pour leurs déplacements que les moins fortunés pour leur nourriture. Et si des superficies de terres ne sont pas utilisées pour produire de l'éthanol (ou toute autre énergie), alors la disponibilité de superficies rendra les produits des céréales et oléagineux beaucoup plus abondants et conséquemment beaucoup plus abordables. Le moins fortuné pourra à nouveau mieux s'alimenter.

Dès lors, tout le monde il est heureux. Le consommateur a accès à une alimentation peu chère, les entreprises de transport et les intermédiaires peuvent augmenter leur marge de profit, les propriétaires de productions animales peuvent se procurer des grains à un prix qui eux aussi leur laissent des marges de profitabilité confortables, et les céréaliculteurs sont tout sourire de se voir tant aimés de tous suite à leur prodigalité bienvenue (ils sourient parce que les contrats de vente de leur entreprise sont signés avec les Chinois, mais ça c'est un autre sujet).

Et ces consommateurs-contribuables sont d'autant plus heureux, qu'à une alimentation abordable, et grâce aux nouvelles usines de méthanisation, ou de production de l'éthanol à partir du cellulosique, ils peuvent maintenant financer les services municipaux par la vente du méthane comme biogaz ou de l'éthanol comme carburants produits à partir de leurs excréments. Ils pourront de plus compter sur les digestats issus du processus de méthanisation ou sur les drèches issues du processus de fermentation pour les revendre à gros prix aux céréaliculteurs de qui ils exigent compréhension et solidarité. Dividendes assurés pour ces consommateurs-contribuables devenus des machines à chier l'argent. Les esclaves payeurs de taxes du passé deviennent les marchands acheteurs de services du présent. Les conseillers de tels magnats de l'énergie, quant à eux, hauts cadres administrateurs de telles usines de traitement dans leur temps libres, financeront leurs nécessaires primes vertigineuses par la vente des autres sous-produits issus de la transformations des pépites brunes de leurs patrons.

Nous avons donc des individus qui demandent aux céréaliculteurs de financer la pauvreté et d'oublier des espoirs de rentabilité par l'utilisation de leurs récoltes à des fins industrielles, mais qui se permettraient sans gène les mêmes accès pour leurs éruptions solides et liquides, plutôt que de retourner dans leur entièreté ces fertilisants à la terre nourricière. Quand on dit qu'il y en a encore qui prennent les agricos pour des imbéciles, c"est le cas ici. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Et prout! pruit! prout! Bouchez-vous les narines si vous n'acceptez pas la surenchère des matières fécales et urinaires.

Dans l'éventualité d'une raréfaction sur le marché des engrais des éléments fertilisants de base que sont le phosphore, l'azote et la potasse, il faudra bien que quelqu'un comprenne qu'une plante pousse dans un sol où ces éléments sont présents. Pas d'azote, pas de phosphore et pas de potasse, signifie pas de croissance de la plante et pas de fruits à la récolte. Alors à moins que chaque céréaliculteur se lance dans la production animale, il faudra bien que ces éléments reviennent à la terre de la part des utilisateurs principaux, les consommateurs d'aliments.

Attachés vos tuques! Les usines de séparation des éléments fertilisants de base envisagées pour les déchets d'abattoirs ne sont qu'un début. Nécessairement, chaque usine de traitement des eaux usées et des boues d'épuration devront retirer les composés de ces déchets à des fins de fertilisation agricole. Et ça coûte combien l'utilisation d'un tel procédé? Très cher. Alors le méthane pour le confort à la maison, ou les fertilisants pour la plénétude du bedon? De quel côté penchera Madame La Balance?

La Nature reprend ses droits. La terre pour les plantes, les plantes pour les animaux et les humains, et leurs déchets pour la terre. C'est rond comme La Terre et Le Soleil, genre le Cycle de la Vie, vous connaissez? sunny

P.S. J'ai beaucoup simplifié la problématique, mais ça aide beaucoup à la compréhension. Excusez-moi pour les propos d'ordre scatologique, mais tant qu'à parler de marde, osons.
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Kalina



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Localisation: St-Hya Hya
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MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Mar 30 Mar 2010, 4:31 pm

Pour moi la production d'éthanol à partir de saule est une très bonne chose parce qu'elle permet de valoriser des terres plutôt impropres à l'agriculture, et elle pourrait même servir en même temps d'usine d'épuration des eaux (il y avait eu un documentaire là-dessus dans la semaine verte).

Par contre c'est encore plus avantageux de se servir du saule pour fabriquer des granules de bois pour le chauffage, puisque ça nécessite moins de transformation.
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pepelepepe



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Localisation: Vallée du Richelieu
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MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Sam 03 Avr 2010, 5:16 pm

Une nouvelle avenue dans la recherche pour diminuer l'apport d'engrais aux plantes, la biologie synthétique. Voici un article à ce sujet:

Citation:


Vers un maïs qui fixe son azote

laterre.ca 31 mars 2010

redaction@laterre.ca
La recherche agronomique pourrait bientôt déboucher sur une biotechnologie qui permettrait aux plants de maïs de fixer l’azote de la même façon que le soya.


Les producteurs économiseraient alors des milliers de dollars en engrais azoté.

Le chercheur Kaustubh Bhalerao, de l’Université de l’Illinois, entend apprendre au maïs à se comporter comme le soya. Il s’agit en fait pour la plante d’envoyer un message aux bactéries qui fixent l’azote afin que ces micro-organismes communiquent avec son système racinaire.

« Nous comprenons maintenant assez le fonctionnement des gènes et la façon dont les protéines sont produites pour reprogrammer la façon dont les cellules vivantes fonctionnent », a déclaré le chercheur au Farm Journal Seeds & Production. Un réseau de plusieurs universités américaines travaille sur cette nouvelle approche nommée biologie synthétique.

« Nous avons développé l’équivalent d’un amplificateur à l’intérieur des bactéries », a précisé M. Bhalerao. Cette bactérie peut alors sentir la présence d’un acide aminé dans son environnement et produire une protéine en réaction.

Bref, le chercheur estime qu’on peut créer une nouvelle symbiose entre les bactéries fixatrices d’azote et des plantes, comme le maïs, qui étaient incapables de le faire naturellement.

Essais québécois

Notons que sans reprogrammer les plantes, des bactéries sont déjà utilisées pour aider le maïs à absorber plus d’azote. L’Azospirillium brasilense, qui provient du Brésil, a été testée au Québec par l’agronome Gabriel Weiss du MAPAQ en Estrie. Ces essais montrent un rendement de plus de 16 % supérieur avec les semences inoculées avec la bactérie comparé aux semences normales.


http://www.laterre.ca/?action=detailNouvelle&menu=1&section=international&idArticle=7162

Incroyable ce que la recherche peut faire d'inattendu quelquefois. En espérant que cette technologie ne coûte pas les économies d'azote rendues possibles.
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Stephane



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MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Sam 03 Avr 2010, 5:35 pm

C'est incroyable mais difficilement acceptable. On introduit, dans notre environnement, une bactérie étrangère qui vient d'un autre continent! Quel en sera l'effet sur les autres plantes sachant que le mais grain est maintenant répandu partout et couvre tant de surface cultivable?
Je ne doute pas du résultat sur le maïs mais redoute les effets sur l'environnement. Honnêtement, inoculer des bactéries étrangères c'est beaucoup plus dangereux que de produire des OGM qui, au bout du compte, ne sont pas dangereux. La bactérie elle, n'est pas esclave du mais, elle peut se retrouver dans d'autres plantes!


Dernière édition par Stephane le Mer 11 Aoû 2010, 5:57 am, édité 1 fois
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pepelepepe



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MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Sam 03 Avr 2010, 5:53 pm

Stephane est-ce que tu es en train de me dire que d'autres plantes aussi pourrait agir comme le soya et consommer moins d'azote pour leur croissance? Ça me semble une très bonne nouvelle pour l'environnement, puisque moins d'engrais de synthèse ou naturel seront perdu sous forme d'évaporation. Et je crois pas qu'il y a ici modification biologique intrinsèque de la plante. Donc on pourrait parler d'impact positif pour la qualité de l'environnement.
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pepelepepe



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MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Sam 03 Avr 2010, 5:54 pm

Vu les prix extrêmement bas présentement dans les grains, et les coupures à l'ASRA, la seule porte de sortie pour les céréaliculteurs qui veulent éviter la vente forcée de leurs actifs est l'espoir que la consommation d'éthanol soit en forte hausse avec les prix du pétrole qui montent en flèche. Par rapport à 2009, la hausse de production de l'éthanol est de 16% plus élevée en 2010 aux États-Unis. Elle retrouve graduellement son niveau de 2008 et mieux.

Le répit pour les productions animales en demande de maïs-grain peu cher pourrait être court. C'est à souhaiter. Pour un céréaliculteur, de ne compter que sur la filière animale pour vendre ses grains l'accule invariablement à la pauvreté, et quelquefois à la liquidation ou à la faillite. Dommage pour tous ceux qui se sont habitués à des grains à des prix de rabais entre 1998 et 2007, la filière industrielle semble la seule à même de bien rémunérer les productions végétales.

Gageons que les producteurs de grandes cultures sauront le reconnaître et demanderont que plus d'opportunités soient possibles dans ce sens. Ce sera encore le panier d'épicerie qui sera à la hausse et le consommateur qui en fera les frais. Peut-être que lui aussi était habitué à payer ses aliments à un prix en bas de leur valeur réelle. Le temps des cadeaux ne peut durer éternellement. santa
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pepelepepe



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MessageSujet: Re: Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?   Mar 10 Aoû 2010, 10:30 pm

L'énergie éolienne est vue comme l'une des énergies propres d'avenir au Québec. Le gouvernement québécois a mis beaucoup d'emphase dans le développement de cette énergie. De plus certaines régions du Québec sont des plus propices à la mise en place d'éoliennes géantes.

Un hic! La proximité de ces éoliennes dénaturent le paysage et le bruit vrombissant des palmes perturbe le sommeil et la vie des résidents du voisinage.

Un article du Journal de Montréal publié sur le site journaldemontreal.canoe.ca en date du 10 août rapporte ces effets négatifs de la présence rapprochée d'éoliennes (http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/regional/archives/2010/08/20100808-083100.html):

Citation:

Le mardi 10 août 2010

Actualités Régional
Gaspésie

Les éoliennes bouleversent des vies

Sébastien Ménard

08/08/2010 08h31

Le virage éolien amorcé par Québec au début des années 2000 n'a pas que des effets positifs. Depuis neuf mois, l'apparition de gigantesques virevents à quelques centaines de mètres des maisons, en Gaspésie, oblige des résidents à vivre avec un bruit sourd qui les empêche de dormir et avec d'immenses ombrages que certains jugent étourdissants.


«Depuis que les éoliennes ont été implantées là, ça a complètement changé notre vie», confie Richard Caron, 83 ans, un résident de Saint-Ulric, à l'ouest de Matane.


«Avec la montagne et le décor des érables, on était dans un paradis, ici. Depuis que les éoliennes sont là, c'est l'enfer qu'on vit», raconte-t-il.


Pendant 57 ans, M. Caron et sa conjointe, Thérèse Gaudreau, ont joui d'une qualité de vie « excellente», sur le rang de la Montagne. Mais quand la Northland Power s'est mise à faire tourner des virevents hauts comme des édifices édi-fices de 20 étages, à quelques centaines de mètres de leur demeure, en novembre


2009, tout a basculé. «Si le vent est nord ou nord-ouest, c'est impossible de dormir les fenêtres ouvertes, dit Richard Caron. Et avec l'ombrage que ça projette, à cause du soleil, on devient étourdi si on passe du temps dans la cour. »


Comme un avion à réaction


Le parc éolien de Saint-Ulric est un des quatre sites actuellement en fonction, dont la mise en service fait suite aux appels d'offres lancés par Hydro-Québec, en 2003, pour acquérir 1000 mégawatts d'électricité à partir d'éoliennes. Les trois autres sites se trouvent aussi en Gaspésie. Une vingtaine


de parcs éoliens semblables devraient voir le jour au Québec, dont deux au sud de Montréal. Ce virage énergétique, qui vise à accroître l'approvisionnement d'Hydro-Québec de manière «propre» et «renouvelable», laisse un goût amer à plusieurs citoyens de Saint-Ulric, où la Northland Power a implanté des dizaines d'éoliennes, principalement sur des terres privées.


Pierre-Luc Fortin et Michèle Ruel, un couple dans la vingtaine qui attend un premier enfant, ne savaient pas que des pales géantes tourneraient régulièrement audessus de leurs têtes lorsqu'ils ont acquis leur résidence du rang de la Montagne, il y a moins d'un an.


«Quand on est venu visiter pour acheter la maison, les éoliennes n'étaient pas encore là, dit M. Fortin. Elles sont apparues très vite par la suite.»


Au début, c'était carrément insupportable, raconte le jeune mécanicien.


«Ça faisait un grondement sourd comme un avion à réaction, explique-t-il. Dans la maison, les cordes de guitares vibraient toutes seules.» Mais depuis quelques mois, «on dirait que les éoliennes tournent moins.»


Ce qui agace le plus Pierre-Luc Fortin, c'est la présence de ces immenses virevents au beau milieu d'un décor enchanteur. «Je ne trouve pas ça beau», lance-t-il.


Les ombrages géants observés par ses voisins le dérangent aussi. «On a l'impression que ça flashe tout le temps quand ça tourne à l'heure du souper», déplore-t-il.


Les installer ailleurs ?


De l'autre côté de la montagne, Madeleine Durette avoue passer de «drôles de veillées» lorsqu'elle s'assoit à l'arrière de sa maison du chemin du lac des Îles. Trois éoliennes ont été érigées à quelques centaines de mètres de sa cour. «Ça fait un bruit agaçant, dit-elle. Quand je me couche, je les entends virer dans mon lit.»


Richard Caron aurait préféré que sa résidence demeure une oasis de paix jusqu'à la fin de sa vie. «Je sais qu'on ne peut pas être contre le progrès, mais il me semble qu'il y avait des places pour poser les éoliennes ailleurs», s'indigne-t-il.


1500$ par éolienne

Les citoyens de Saint-Ulric qui ont conclu une entente avec la Northland Power pour qu’elle implante ses éoliennes sur leurs terres reçoivent 1500 $ par an pour chacune de ces immenses structures, un montant que plusieurs jugent dérisoire. «Ça ne vaut pas vraiment la peine, parce que c’est imposable en plus», soupire un résident de la route James, qui a requis l’anonymat.

Madeleine Durette, qui réside sur le chemin du lac des Îles, abonde dans le même sens. «Ils ont planté une éolienne sur le lot de mon mari et une autre sur la terre de l’érablière qui appartient à mes frères, explique-t-elle. Pour tout ce qu’ils ont brisé, je trouve que la compensation n’est pas très élevée.»

Une compensation appréciée par certains

Sa voisine, Fernande Charette, est beaucoup plus nuancée. Les quatre éoliennes qui ont été installées sur ses terres lui rapportent 6000 $ par an, avant impôts.

«Les gens savaient ce que chaque éolienne allait rapporter, souligne-t-elle. Je me suis dit, j’ai quatre petits-enfants, c’est quelque chose que je vais leur laisser.» Mme Charette assure que les éoliennes ne la «dérangent pas».

«Je ne les entends même pas», insiste-t-elle. La dame laisse entendre que la compensation versée par Northland Power a facilité l’acceptation du projet auprès de plusieurs citoyens, même si certains la jugent insuffisante. «Sur la terre, tu ne vis pas seul, dit-elle. Pour certaines personnes, je suis sûre que c’est un revenu qui est agréable et qui aide à vivre.»



Placés dans la même situation, je me demande comment je réagirais? Peut-être que la compensation financière me rendrait moins désagéable le bruit sourd des palmes des éoliennes. Mais ce n'est pas sûr.

Malgré que pendant les périodes de travaux intenses des récoltes de l'automne, je peux même dormir à côté des séchoirs à maïs en marche. À ce moment je ne crois pas que je serais dérangé par le bruit des éoliennes. Mais en dehors de ces périodes, j'apprécie grandement la tranquillité de mon secteur de campagne. Alors est-ce que je développerais de la rage environnementale à ce moment? (voir autre sujet: La rage environnmentale) J'espére que non. Mais peut-être que je serais tenté par l'attitude du "pas dans ma cour".

Et vous, comment réagiriez-vous à la présence d'éoliennes dans votre espace de vie? Est-ce que vous auriez la même position que les gens ont présenté dans le reportage ci-haut rapporté? Faites nous en part.


Pépé Lepépé
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Éthanol, méthane, bio-diesel, énergies d'avenir? Et l'électricité, l'hydrogène, l'éolien, etc?

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