Il s'est fait beaucoup de progrès au niveau de l'identification des problèmes amenant à développer des pensées suicidaires au niveau des populations non agricoles.
Le problème demeure, dans le cas des producteurs, qu'ils continueront à oeuvrer dans un milieu avec des conditions qui amèneraient le commun des mortels à envisager l'option du suicide. De leur demander de décrocher d'une entreprise pour laquelle ils se sont dévoués et se retrouver devant un mur, me semble trop facile. Dommage, mais ça prends un minimum de filet de sécurité qui leur permettent de respirer.
J'ai connu près de chez moi, deux professionnels, l'un un médecin et l'autre un comptable agréé, qui ont acheté des fermes pour venir nous montrer à nous les agricos, comment ce domaine peut-être rentable. Vous l'avez dans le mille, le comptable agréé a revendu sa ferme de production laitière après 2ans et demi d'activité. Il s'est aperçu que la rentabilité en fonction de la somme d'efforts demandés était dérisoire. Le médecin a gardé sa terre et ses chevaux toute sa vie. La terre était louée et il s'est gardé un petit lopin de terre pour ses chevaux. À chaque fois qu'on le rencontrait, il n'arrêtait pas de dire que l'agriculture c'est un milieu pour y perdre sa chemise.
Alors on pourra toujours culpabiliser les agriculteurs dont les entreprises n'arrivent pas, qui n'ont pas de vie sociale ou très peu, reste qu'il faut être fait fort pour faire face aux tempêtes qui inévitablement se présentent dans ce milieu. Bravo Messieurs et mesdames de votre ténacité malgré les embûches. Relevez le menton et soyez fiers du chemin parcouru, c'est tout à votre honneur.
Pépé Lepépé